Archive | mars, 2014

ou la la, c’est le bordel la dedans !!

13 Mar

Après ces dernières péripéties médicales où, encore une fois, dame nature essaye peut être de nous passer un message, nous nous reconstruisons.
Les fondations sont bonnes et solides, notre amour supporte la charge des emmerdes.

Seulement, un étage de plus vient d’arriver, mes 37 ans sont là.

Oh, ce n’est pas grand-chose 37 ans. Oui, certes. Mais à 37 ans, ma mère avait 4 enfants. A 37 ans, ma belle-mère avait 5 enfants. Et nous, rien. Que de faux espoirs.
Lorsque le gynéco nous a dit pour la première fois que ça allait être compliqué d’avoir des enfants, j’avais 32 ans. A l’époque, j’avais mis des limites à ce que je pensais être capable de faire, d’endurer. Ces limites ont bien sur évolué au fil des échecs, mais il en reste une que je compte respecter : je ne veux pas avoir plus de 40 ans d’écart avec mon enfant. Impossible, c’est ma limite.

Je ne veux pas que notre enfant passe son bac alors que nous serions proches de la retraite. Je ne veux pas que si notre enfant se marie comme nous vers 30 ans, nous ne soyons peut être pas capables, du haut de nos 70 ans de l’accompagner vers sa moitié. Cela me semble trop.

Alors… du bas de mes 37 ans, il ne me reste plus que 2 ans pour accoucher. Ou pas.

Nos possibilités se raccourcissent donc, car je n’envisage pas de TEV avant octobre- novembre.

Et encore, je ne sais même plus si j’ai toujours envie, finalement, d’avoir un enfant…

Cette fausse couche m’a paralysé, m’a achevée, m’a presque dégoutée de cette envie.

Et quand je lis ici et là sur les blogs de pmettes la plénitude ressentie pendant la grossesse, l’oubli soudain du parcours, ou en tout cas l’atténuation, je suis dubitative. Alors oui, j’ai été très heureuse d’avoir un test positif, clairement. Mais je n’ai pas sauté de joie. Je n’ai pas été envahie d’une vague d’amour pour cet embryon naissant. Non. Juste super contente, mais bien emmerdée par la privation de saucisson.

Alors j’ai peur qu’à l’arrivée de mon enfant , idem, je me dise : ah oué. Ok, c’est cool. Mais rapidement voir les aspect chiants, sans être envahie par la guimauverie bisounourtesque que je lis souvent..

D’ailleurs, quand je vois un enfant, il m’énerve. L’autre jour, une amie est venue avec ses 2 petites filles dont ma filleule, leurs mouvements, leurs cris m’ont agacée. 3 heures ensemble et je n’avais qu’une envie, qu’elles partent pour que je reste au calme.

Je me demande donc si je serais capable de supporter un enfant, même le mien…

Je me demande si la nature ne cherche pas désespérément à nous dire que NON, il ne faut pas que nous soyons parents, que cela ne sert à rien de s’acharner, c’est juste pas pour nous.
D’ailleurs, quand j’ai rencontré mon mari, je ne voulais pas d’enfants. Il le savait et m’a épousé en connaissance de cause. Il faut peut être juste que l’on suive cette ligne de conduite initiale ?

Je ne sais pas, je ne sais plus… d’un autre côté, il nous reste 2 congelés… ça serait idiot de ne pas aller jusqu’au bout ? … Mais si cela marche, et qu’au cours de la grossesse je m’aperçoive qu’en fait, je ne veux VRAIMENT plus d’enfants.. eh ben on fait quoi, hein ??

Bref, c’est le bazar dans mon cerveau.. mais il me reste encore quelques mois pour démêler tout ça…