ou la la, c’est le bordel la dedans !!

13 Mar

Après ces dernières péripéties médicales où, encore une fois, dame nature essaye peut être de nous passer un message, nous nous reconstruisons.
Les fondations sont bonnes et solides, notre amour supporte la charge des emmerdes.

Seulement, un étage de plus vient d’arriver, mes 37 ans sont là.

Oh, ce n’est pas grand-chose 37 ans. Oui, certes. Mais à 37 ans, ma mère avait 4 enfants. A 37 ans, ma belle-mère avait 5 enfants. Et nous, rien. Que de faux espoirs.
Lorsque le gynéco nous a dit pour la première fois que ça allait être compliqué d’avoir des enfants, j’avais 32 ans. A l’époque, j’avais mis des limites à ce que je pensais être capable de faire, d’endurer. Ces limites ont bien sur évolué au fil des échecs, mais il en reste une que je compte respecter : je ne veux pas avoir plus de 40 ans d’écart avec mon enfant. Impossible, c’est ma limite.

Je ne veux pas que notre enfant passe son bac alors que nous serions proches de la retraite. Je ne veux pas que si notre enfant se marie comme nous vers 30 ans, nous ne soyons peut être pas capables, du haut de nos 70 ans de l’accompagner vers sa moitié. Cela me semble trop.

Alors… du bas de mes 37 ans, il ne me reste plus que 2 ans pour accoucher. Ou pas.

Nos possibilités se raccourcissent donc, car je n’envisage pas de TEV avant octobre- novembre.

Et encore, je ne sais même plus si j’ai toujours envie, finalement, d’avoir un enfant…

Cette fausse couche m’a paralysé, m’a achevée, m’a presque dégoutée de cette envie.

Et quand je lis ici et là sur les blogs de pmettes la plénitude ressentie pendant la grossesse, l’oubli soudain du parcours, ou en tout cas l’atténuation, je suis dubitative. Alors oui, j’ai été très heureuse d’avoir un test positif, clairement. Mais je n’ai pas sauté de joie. Je n’ai pas été envahie d’une vague d’amour pour cet embryon naissant. Non. Juste super contente, mais bien emmerdée par la privation de saucisson.

Alors j’ai peur qu’à l’arrivée de mon enfant , idem, je me dise : ah oué. Ok, c’est cool. Mais rapidement voir les aspect chiants, sans être envahie par la guimauverie bisounourtesque que je lis souvent..

D’ailleurs, quand je vois un enfant, il m’énerve. L’autre jour, une amie est venue avec ses 2 petites filles dont ma filleule, leurs mouvements, leurs cris m’ont agacée. 3 heures ensemble et je n’avais qu’une envie, qu’elles partent pour que je reste au calme.

Je me demande donc si je serais capable de supporter un enfant, même le mien…

Je me demande si la nature ne cherche pas désespérément à nous dire que NON, il ne faut pas que nous soyons parents, que cela ne sert à rien de s’acharner, c’est juste pas pour nous.
D’ailleurs, quand j’ai rencontré mon mari, je ne voulais pas d’enfants. Il le savait et m’a épousé en connaissance de cause. Il faut peut être juste que l’on suive cette ligne de conduite initiale ?

Je ne sais pas, je ne sais plus… d’un autre côté, il nous reste 2 congelés… ça serait idiot de ne pas aller jusqu’au bout ? … Mais si cela marche, et qu’au cours de la grossesse je m’aperçoive qu’en fait, je ne veux VRAIMENT plus d’enfants.. eh ben on fait quoi, hein ??

Bref, c’est le bazar dans mon cerveau.. mais il me reste encore quelques mois pour démêler tout ça…

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25 Réponses to “ou la la, c’est le bordel la dedans !!”

  1. impatiente75 mars 13, 2014 à 10:07 #

    Je comprends que les épreuves, cette longue attente te fasse parfois douter… Mais je pense sincèrement que ce que tu ressens ne veux pas dire que tu n’aimeras pas, ne gèreras pas bien ton enfant. Si ma grossesse a été « parfaite », l’arrivée de mon fils a beaucoup chamboulé de choses… Bien sûr, je l’aime plus que tout… mais dans la maternité, je ressens une vraie forme d’ambivalence, de paradoxe…. Je l’aime fort, comme il peut m’énerver parfois au plus haut point… C’est confrontant, difficile aussi, meme si j’ai l’impression que c’est souvent taboo d’en parler. Bref, tout ça pour dire que dame nature est certes une vraie salope avec vous, mais qu’elle ne te fait pas passer de messages….

  2. Domino mars 13, 2014 à 10:58 #

    Hello, je me lance dans un commentaire pour la première fois. Ce que tu écris me parle trop.
    Non, après une très longue attente, je n’ai pas sauté de joie en lisant le résultat positif du test. Je n’ai même pas pu en parler pendant 24h, même pas à mon amour qui dormait dans la pièce d’à côté. Une poule devant un couteau…je n’ai pas adoré la grossesse, trop peur de tout ce qui pouvait encore m’arriver. Je n’ai pas kiffé l’accouchement : tellement étonnée que ça se passe bien et je n’ai pas « reconnu » mon bb. Je l’avais tellement voulu, idéalisé, je ne l’imaginais pas du tout avec cette tête là. J’avais peur de sortir de la clinique, peur de pas assurer et ça n’a pas loupé ! Je me suis tapé un baby blues terrible, incapable de rien, à part pleurer. Mon mari a tout assumé la femme qui pleure, le bb qui pleure et son boulot. Le pire est que je pleurais quand il partait car j’avais peur de me retrouver toute seule avec mon petit bonhomme, pour qui mes sentiments étaient très partagés. Je revois les 6 premiers mois comme un long tunnel sombre. J’ai fini par tomber malade. Encore une fois, mon mari a été fabuleux. Maintenant, notre fils a 5 ans et je suis totalement addict : je le trouve intelligent, beau, rigolo : le futur bradley cooper !!!! Et notre relation mère-fils est un bonheur de chaque instant.
    Pour autant, la nature ne nous a jamais permis d’avoir un autre enfant.
    Je m’étonne souvent de lire effectivement les histoires bisousnours des nanas qui racontent leur extase pendant la grossesse ou l’accouchement, leur émerveillement devant un chtiot qui ne vous a pas permis de dormir plus d’une heure d’affilé en 3 mois. Toute femme vivra cette aventure selon sa sensibilité. Mon apprentissage de la maternité a été long, pénible et déroutant.
    Il faut donc y aller, aller au bout (je m’étais fixé 40 ans aussi) et voir à quelle sauce tu seras mangée dans ton approche de la maternité. Et si ça se passe mal, ton mari sera là pour assurer avec le bb (il n’aura pas le choix).
    Bonne route.

  3. gvalerie1981 mars 13, 2014 à 12:35 #

    Alors tu peux t’enlever tout de suite de la tête qu’une grossesse c’est trop génial, trop épanouissant, qu’on dégueule d’amour et tout et tout… Une grossesse, dans mon monde à moi, ça fait chier. Pendant 3 mois tu flippes et tu gerbes en te demandant inlassablement pourquoi tu as voulu à tout prix en arriver là. Ensuite, tu as des douleurs. Puis vient le moment où tu peux plus te trainer parce que ton ventre est devenu trop volumineux. Pour un peu que tu sois enceinte l’été… Et pour ma part, est venu le moment de l’hospitalisation. Le pompon sur cette grossesse. Et je me dis qu’il y a pire encore!
    Alors non, il faut arrêter de croire que la grossesse c’est un état toooooooopissime!

    Les enfants des autres… personne ne les aime à part leurs parents, non? Parce que perso, j’ai jamais aimé les enfants des autres. J’ai jamais pris dans mes bras les bébés des autres. Les enfants des autres m’indifèrent.

    Mais SON enfant, c’est différent. Et ça, je te le jure.

    Alors ne part pas sur des bases de te dire que ton début de grossesse tu l’aimais pas, ou que tu aimes pas les enfants des autres. Tu pars sur de mauvaises bases…

  4. Boule de Mousse mars 13, 2014 à 12:43 #

    J’ai moi aussi 37 ans mais j’ai la chance d’être enceinte enfin… comme toi, je ne pouvais envisager de tomber enceinte à 40 ans. Pour moi c’était la deadline. Moi aussi j’ai fait une fc qui m’a terrassée. Et tout ce bazar dans ta tête, je l’ai connu aussi. J’accouche dans peu de temps et je peux te dire que malgré toutes ces années de galere, la grossesse n’a pas été pour moi transcendante. J’aime l’idée d’avoir bientôt mes bébés mais je ne peux pas dire que j’ai aimé être enceinte. pourquoi ? Ça n’a rien changé chez moi. Je sais qu’il y a des femmes qui adorent être enceintes, qui sont épanouies tout ça … moi je ne connais pas ça. Mais c’est pas vraiment grave. On peut toujours s’imaginer « comment ça sera » d’être enceinte, puis d’être maman, finalement on en sait rien ! Je ne pense pas que tu ne veuilles plus d’enfants… mais je crois qu’on se fragilise face aux épreuves. Certains disent que ça nous rend plus fort, moi je ne suis pas d’accord. Et je pense qu’essayer de se détourner de la maternité est une façon de se protéger. Tu aimeras ton enfant et comme dit impatiente il t’enervera aussi. J’espère que tu trouveras une issue heureuse à ce parcours si difficile. Gros bisous et désolée pour le roman ^^

  5. to drop sky mars 13, 2014 à 1:01 #

    c’est normale de parfois detester les gosses des autres qui piallent!! Cela ne fait pas de toi quelqu’un qui ne doit pas avoir d’enfant à cause de ses pensées là!

    en as tu parler avec tom homme?

    des bises et et du réconfort dans cette phase de cogitage!!

  6. to drop sky mars 13, 2014 à 1:02 #

    c’est normale de parfois detester les gosses des autres qui piallent!! Cela ne fait pas de toi quelqu’un qui ne doit pas avoir d’enfant à cause de ses pensées là!

    en as tu parler avec tom homme?

    des bises et et du réconfort dans cette phase de cogitage!!

  7. theovulatrice mars 13, 2014 à 4:43 #

    Tiens, je remarque ( même si mon parcours est bien moins long que le tien) qu’on se pose presque toutes les memes questions.
    J’ai toujours détesté le modèle femme au foyer-pavillon-monospace-labrador ; je rêve de courir un semi, de passer mon agrég, de faire une thèse et de rentrer chez les pompiers … et par dessus tout d’un bébé. Souvent je me dis que c’est la nature qui est bien faite. Je suis pas faite pour être mère et peut-être que c’est juste l’ordre des choses.
    Mais au fond de moi, je sais que ce sont des conneries. Y a pas un modèle de maternité, il y’a des milliers d’itinéraires. Et au milieu de tous ces itinéraires. le tien. 😉

  8. Milie mars 13, 2014 à 9:50 #

    Je pense aussi que l’infertilite nous fatigue et nous fragilise, tellement parfois qu’effectivement on ne peut même plus s’imaginer être parents… Mais pour autant, tu feras certainement une très bonne maman, le moment venu… Et quoiqu’il en soit, j’espère surtout que vous trouverez le bonheur.

  9. Petit miracle mars 13, 2014 à 10:15 #

    Je n’ai que 35 ans, mais moi aussi j’ai eu les mêmes doutes. Et comme pour Boule de mousse, la grossesse n’a pas été transcendante et n’a absolument pas créé le sentiment d’être mère. J’ai surtout eu peur jusqu’au bout qu’il se passe quelque chose, un ultime coup du sort qui vous amène au bord du rêve pour mieux vous faire dégringoler. C’était 9 mois de plus, encore neuf mois de trop après toutes ces années à attendre dans l’angoisse de ce qui pourrait arriver et sur quoi, une fois de plus, je n’avais aucune prise. Comme vous, je me suis demandée si je voulais vraiment être mère, si ce n’était pas un caprice, une illusion, un entêtement imbécile. Ce gamin qui n’avait rien demandé, était-ce bien sérieux de s’acharner à le mettre au monde? Si ça ne marchait pas, c’est qu’il y avait bien une raison, parce qu’il fallait qu’il y ait une raison à toute cette absurdité, il fallait donner un sens à cette injustice : peut-être que la nature ou je ne sais qui cherchait à nous dire quelque chose, à nous mettre en garde. Moi aussi j’ai été agacée par les gamins des autres, j’étais bien contente de les rendre au fabricant et de me retrouver au calme. J’avais même peur qu’une fois l’enfant arrivé, je ressente un grand vide. La PMA occupe tellement de place : elle rythme nos journées, nos quotidiens, nos projets. On parle PMA, on mange PMA, on dort PMA. Je ne comptais plus en mois, je comptais en cycles… mais au moins, j’avais un projet qui me portait, moi et mon couple. Je me suis sentie mère seulement au moment où j’ai eu ma fille dans mes bras et cela n’a pas été « naturel ». J’ai vécu cette instant comme une rencontre, une adoption : le fait d’être mère n’est pas naturel, en tous cas pour moi. C’est quelque chose qui s’est construit lentement mais qui n’en est que plus fort. Je n’ai pas eu l’impression que cet enfant a changé quoi que ce soit dans ma vie ou, pour être plus précise encore, dans notre vie à mon compagnon et à moi-même. Parce qu’au fond, cet enfant avait toujours été là. Durant toutes ces années, nous étions passé d’un désir flou, un peu irrationnel, pas vraiment réfléchi, d’un enfant à autre chose (il faut reconnaître ici que la procédure d’adoption nous a forcé à réfléchir à la place que nous donnerions à cet enfant dans notre couple et à ce que nous entendions par les termes de mère, père, parents. Un peu brutal mais efficace). C’est un peu comme sa naissance avait comblé ce vide immense qui nous flinguait à petit feu. Tout l’amour que nous avions à donner à un spectre, nous pouvons enfin l’adresser à un être en chair et en os. Et pour le coup, cette relation d’amour avec cet enfant est évidente, assez inexplicable et difficile à décrire. Pour la première fois, je me sens vraiment sereine, apaisée, renforcée. Pourtant, je n’ai pas oublié les traitements, la douleur morale et physique, les gifles qu’on reçoit encore et encore. Ma colère n’est pas retombée et se nourrit de l’impuissance à aider les autres femmes. Je ne sais pas si je serai une bonne mère (je peux simplement essayer de tout faire pour), je suis parfois fatiguée, parfois j’ai besoin d’une pause, mais je me dis que c’est normal et que c’est finalement plutôt sain. Je vous prie de m’excuser d’avoir été aussi longue, mais j’espère que vous trouverez la force de continuer et que l’an prochain, à la même date, c’est vous qui serez à ma place.

  10. Lilyjolie mars 14, 2014 à 2:42 #

    Bonjour,
    Je me permets de te répondre aujourd’hui car quand je te lis, j’ai l’impression de voir l’écho de mes pensées lorsque j’étais enceinte (c’est d’ailleurs pour ça que je te tutoie).
    Je ne souhaitais pas d’enfant, et puis mon mari m’a bien emballé la proposition… Je suis tombée très rapidement enceinte et tout au Long de cette grossesse je me suis posé presque toutes ces questions et j’ai beaucoup culpabilisé, vis à vis de cet enfant à venir et aussi vis à vis des couples « qui attendent leur tour depuis si longtemps ».
    Quand ma fille est arrivée, ça a été une révélation, une évidence, quelque chose d’animal : elle est une partie de moi, une extension, le résultat de notre amour …
    A tel point que je n’ai jamais regretté, elle m’agace, m’épuise, m’a fait perdre une partie de moi mais je ne peux pas imaginer ma vie sans elle.
    Depuis 4ans je suis passée de l’autre côté : nous « attendons notre tour » et il ne vient pas…
    J’ai passé les 36 ans et je ne changerais pas de cap : malgré tous les doutes, cela vaut le coup de se battre!
    Ma seule limite est la même que la tienne, les 40 ans. C’est sans aucun doute plus facile pour moi car j’ai ma fille, c’est pourquoi je t’envoie tout le courage possible, pour que tu continues dans la voie que tu aura choisi, comme m’a dit mon mari, il n’y a que si on ne fait rien que l’on pourra regretter.
    Je vous souhaite à tout les deux de garder l’espoir et le courage, de trouver le bonheur que vous cherchez …

  11. Apo / 6 Cell mars 17, 2014 à 6:12 #

    Que de questions, que de doutes, c’est normal avec tout ce qu’on vit, supporte, traverse. Ne pas se poser de questions, ne pas s’interroger sur la légitimité, la réalité de cette envie d’avoir un enfant n’est pas possible pour une PMette au long cours. On a tellement de temps pour se les poser ces questions, pour se décourager, pour douter de nous et de l’issue finale de ces essais…
    Moi aussi les enfants des autres ne m’intéressent pas et m’agacent dès que ça braille, ou je les trouve inintéressant souvent mais je prends souvent l’exemple de mon chien: les autres chiens ne m’intéressent pas plus que ça mais le mien je l’adore, j’en prends soin, je n’ai jamais eu un ras-le-bol envers lui parce qu’il fallait que je le promène ou autres contraintes. Parce qu’il y a une relation qui s’est créée, parce que je suis responsable de lui, parce que je l’aime (et qu’il m’aime !!) et que c’est ma bestiole à moi ! Cela peut choquer de comparer un animal et un enfant, bien sûr, cela n’a rien à voir, mais je pense que les « contraintes » éventuelles quand il y a de l’amour n’en sont plus, et que ce vécu est un peu le même.
    Sur l’âge (et j’en ai un peu plus que toi, bref j’ai dépassé ton seuil fatidique …), je crois vraiment que tout dépend de qui on est, de ce qu’on veut, de ce qu’on fait et de ce qu’on a dans la tête. Mes parents m’ont eue tard mais ils ont toujours été en moyenne plus ouverts et « cools » que nombre de parents de copines beaucoup plus jeunes. Et quand la vieillesse et la maladie arrivent pour les parents, qu’on ait 30 ou 40 ou 50 ans, on n’est jamais tout à fait prêt même si on est autonome, indépendant, construit etc… Et puis, nul ne sait ce que sera demain n’est ce pas. Si on vieillira bien, si un parent jeune ne vas pas mourir dans un accident de voiture, si on restera jeune dans sa tête… Bref c’est un peu décousu, mais fais ton TEC et après, il sera temps d’arrêter, tout simplement parce que tu as le droit d’en avoir marre de la PMA et d’avoir envie de commencer à te construire une vie sans enfant. Bises Apo

  12. bellebretagne22 mars 22, 2014 à 6:58 #

    Ha ma pauvre, j’étais comme toi avant « pas de gosse passé 40 ans » .. et dans 4 mois j’y suis. Mais toujours pas d’enfant.
    Ca me bouleverse et me stresse terriblement, surtout avec un taux d’AMH en chute libre.
    Je te souhaite donc d’être plus chanceuse que moi.
    Concernant les gosses des autres, je pense la même chose. C’est chiant et c’est bien quand ca rentre chez soi.
    C’est normal qu’on pense cela quand on vit entre 2 adultes civilisés sans bruit.
    Mais je suis persuadée que ca doit être différent quand c’est les nôtres 😉
    Et non, la « nature ne cherche pas désespérément » à vous dire qu’il ne faut pas que vous soyez parents. Pas une minute.
    OK ?

  13. Charlie mars 25, 2014 à 4:34 #

    Il y a 4 ans j’avais 29 ans, après 1 an d’essais et 3 fausses couches on a appris que c’était pas gagné : une petite translocation pour moi « mais c’est pas la peine de pleurer ou d’envisager la PMA madame ! vous l’aurez normalement votre bébé » (dixit gynéco) « 85% de chance d’avoir un bébé en pleine santé » (dixit le généticien). 3 ans, 3 FC de plus et 1 IMG plus tard on a notre premier RDV PMA par DPI la semaine prochaine parce que quand même « c’est vraiment pas de bol tous ça » (dixit tous représentant du corps médical confondus) ! (et après tout si on y arrive pas avec 85 % de chance on va tenter les 10% de la PMA ! On des fous nous !!)
    Quand je te lis je me dis que vous devez en baver et être épuisé tant physiquement que moralement. Que tu ais des doutes je pense que c’est totalement normal et les enfants des autres qui peut vraiment les supporter (à part les puéricultrices ) :-D.
    Une chose est sûre : je ne crois pas qu’on essaye de vous faire passer un message.

  14. petitebulle44 mars 28, 2014 à 8:53 #

    Bonjour, tu ne doutes pas tu te protèges!! tu es fatiguée bien sur et découragée mais il ne faut pas. Tu es tombée de cheval alors continue à pied. Certes le chemin sera plus long et plus pénible que les 82 autres mais une fois arrivée tu auras au moins connu une saveur qu’elles n’auront jamais … LA VICTOIRE!! je te souhaite le plus sincèrement du monde d’y arriver. En attendant je te remercie pour ce blog dont je ne peux plus me passer comme une amie qui sait trouver les mots justes!!!

  15. lesnours mars 29, 2014 à 5:01 #

    J’étais la plus heureuse d’être enceinte, j’ai adoré cela et d’un côté cela me manque. Le seul moment où j’ai été en symbiose avec mon corps………..et pourtant j’ai porté mes jumeaux jusqu’à terme.
    On a eu un très long et douloureux parcourt mais on y est arrivé.
    Par contre pour notre dernière Fiv, on a pris pas mal de compléments alimentaire pendant plusieurs mois et ça a fini par payer.
    Accroches-toi, d’être mère, même si c’est creuvant, même si parfois on s’arracherait les cheveux, c’est merveilleux!
    Les Nours écolos

  16. Maylila mars 30, 2014 à 6:01 #

    Je viens de lire l’intégralité de ce blog et je suis époustouflée par tant de volonté et de courage. Je crois que ton parcours parle de lui même, tu n’aurais pas fait tout ça si tu n’étais pas réellement motivée par l’envie d’avoir vraiment un enfant. Et je sais que de quoi je parle car justement mon désir d’enfant n’est pas aussi douloureux ,impérieux et vital que celui dont tu sembles parler dans ton blog et que j’ai retrouvé dans tant d’autres.Je sais très bien que je peux vivre sans enfant et je n’aurais pas fait le 1/4 du dixième de tout ce que tu as fait pour arrivée à mes fins. J’ai tout de même mes raisons pour être rentrée en PMA mais je ne résisterais pas à autant d’adversité que toi. 2embryons t’attendent en Espagne,cela serait quand même dommage de ne pas en profiter après en être arrivée jusque là.

  17. La Chouette avril 6, 2014 à 8:26 #

    La nature qui te fait comprendre qu’il ne faut pas que tu ais d’enfant… C’est une croyance bien culpabilisante très judéo chrétienne… bref, c’est du caca.

  18. lisette84 avril 11, 2014 à 2:51 #

    Je me demande comment tu vas… ce que tu deviens… Si tu arrives trouver un peu de paix.

  19. angediles mai 7, 2014 à 8:08 #

    Je constate que ce n’est pas seulement le bordel chez toi…. chez moi aussi c’est pareil. Moi aussi les gosses des autres me font chier… même des fois ceux de mon mari, alors pour te dire !!
    Je pense que la plénitude on ne la ressent qu’une fois le bébé dans les bras. surtout avec plusieurs FC.
    En tout cas, j’ai été enceinte 7 fois, et les 5 dernières fois je n’ai pas éprouvé de joie et de bonheur à voir le test +… pour me préserver je pense. Et j’ai eu raison car je n’ai toujours pas d’enfant.
    Tu seras une maman formidable ! Bisous

  20. Nana mai 20, 2014 à 3:19 #

    Un petit coucou de la part d’une autre galérienne de la pma 🙂 Je te suis depuis quelque temps non pas pour faire la vautour mais parce qu’à chaque fois que je fais des recherches je tombe sur ton blog. J’ai aussi vécu l’enfer du cytotec suite à oeuf clair en mars dernier et là rebelotte youpi! g encore un oeuf clair dans mon bide… dc pareil super programme en perspective…hahaha! C bizarre mais tte cette loose finit par me faire rire! Il n’y a rien à comprendre pas de message de qui que ce soit juste une expérience à vivre et accepter c tout en fait. On veut tjrs tout comprendre mais ca ne sert à rien, la vie n’a pas vraiment de sens en fait… La seule chose à faire je crois c’est apprécier ce que l’on a et éviter de se focaliser sur ce qu’on n’a pas et qu’on n’aura peut être jamais. En fait tout ça on en sait rien ca n’est vraiment pas de notre ressort… Mais comme tu dis il vous reste 2 congelés alors autant aller au bout! Bisous et courage pour cette période étrange et pleine de doutes qui va finir par passer elle aussi 😉

  21. brefuu mai 22, 2014 à 5:04 #

    Je sais que tu vis des moments difficiles et suis dans le même état que toi. Je ne peux rien pour toi malheureusement, mais je tenais juste a te remercier pour ton blog, car par son biais tu mets les bons mots sur ce que je ressens. Je te souhaite bon courage pour la suite.

  22. eve juin 17, 2014 à 4:17 #

    Coucou j’espère que tu vas bien,j’aurais pu l’écrire ton post, c’est aussi mon ressenti quand je suis « en bas »….gros bisous de soutien

  23. karine_31 août 11, 2014 à 10:41 #

    Bonjour,
    Un petit mot pour vous encourager à continuer vos essais sans vous préoccuper de votre âge… quand on est jeune, on rêve sa vie d’une certaine façon, et renoncer à ses rêves, ça fait mal. Mais décider d’avoir 35, 40 ou 45 ans d’écart max avec son enfant, c’est un rêve, c’est pas forcément la meilleure réalité!
    Perso, je rêvais d’une famille nombreuse car j’aime beaucoup les enfants et aussi pour me guérir (un peu) d’avoir été un accident, un mauvais souvenir que ma mère aurait bien voulu avorter si cela avait été légal à l’époque, mais ce n’était encore qu’en 1971…
    Mon rêve, c’était d’avoir au moins 5 ou 6 enfants dans une famille aimante et tolérante.
    Et je tombe amoureuse d’un garçon qui ne veut absolument pas d’enfants!

    Suivent des années où je dois réprimer mes envies d’enfant, où il me fait des scènes quand je vais voir les amies qui ont des enfants… 15 ans plus tard (à 35 ans), il accepte qu’on essaye, mais ça ne marche pas… difficile de l’amener jusqu’à la FIV, on fait tous les exams, et là c’est moi qui renonce, de peur de plein de choses…
    Grand voyage dans le grand nord canadien, en hiver, pour une association, et là, surprise, je tombe enceinte, à 39 ans! mais lui s’affole, n’en veut pas, souhaite une fausse couche dès que je me plains de mon ventre (faire 2500 km sur des routes en gravier ou de glace, aie aie aie!) et cela finit par un chantage : tu avortes ou je te quitte.
    Heureusement que je suis tombée malade les derniers mois, il a changé d’attitude pour moi, puis pour le bébé.
    Finalement, c’est un papa gâteau, réconcilié avec tous les enfants (une mauvaise expérience dans son enfance l’avait traumatisé, il pensait que c’était un calvaire d’avoir des enfants, mais en fait, c’est juste galère très souvent!).

    Eh bien, maintenant, c’est lui qui en veut un autre, mais j’ai 43 ans dans un mois, alors cela va être une FIVdo en espagne.
    De quoi je me plains?
    D’un côté, je l’ai un peu en travers car ce sera son enfant à 100% et je ne serai que la mère porteuse, parce qu’il a attendu 15 ans pour se décider, et que moi, je l’ai attendu…
    De l’autre, j’ai découvert que la grossesse (même vécue seule) valait la peine d’être vécue, car j’ai eu ce petit bébé à protéger de tout, même de son père. Et après les soucis de la naissance, j’ai pleinement bénéficié de mon bébé, même à 40 ans! L’allaitement a été dur à mettre en place, (ma poitrine 105F a la contenance d’un dé à coudre!) mais cela a créé un lien et ça dure depuis 3 ans, et je n’aurais jamais cru que cela soit si gratifiant! rien que pour cela, je suis prête à faire une FIVdo que je n’aurais pas faite si je n’avais pas eu ce garçon, mon « cadeau des 40 ans ».
    Je ne m’inquiète plus de mon âge, je sais qu’actuellement, je peux offrir à un enfant amour et sécurité, et plus tard, on verra…
    Au moins on pourra lui payer ses études, la maison est déjà payée!
    🙂

    Courage!

  24. chloe septembre 16, 2014 à 4:57 #

    Je voulais sincèrement te remercier pour ton blog et pour ce post en particulier. Tout ce que tu decris, je le ressens. Moi aussi j’ai été enceinte, (cela s’est terminé en fc et je n’etais pas ultra emballé) ne plus pouvoir boire un verre de vin de temps en temps me manquait (je me trouvais lamentable de penser ça). Moi non plus, je ne suis pas fan des enfants, d’ailleurs, je ne les prends jamais dans mes bras et ne sais jamais trop quoi leur dire. Tout comme toi, je me dis qu’il y a un message, que mes genes defaillants ne doivent pas etre transmis.
    Merci encore pour ce post très decomplexant!!!

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