Archive | I’ve you meet … ? RSS feed for this section

Ah mais du coup ?

12 Mar

Un joli petit Top 10 des réponses les plus souvent entendues à l’annonce de l’arrêt de la PMA,  rien que pour vous lecteurs :

The Winner is ( l’adoption = réponse SYSTEMATIQUE)  :

1 – Mais du coup, vous allez adopter? Oui je sais que tu voulais pas, mais comme tu es stérile, enfin je veux dire, comme la c’est mort-mort la pma, tu changes d’avis sur l’adoption ? Non ? mais je comprends pas, tu veux un gosse ou pas ?

Je crois plutôt que je vais voler un gosse, ça sera plus rapide… ou non mieux, t’en vends pas un des tiens par hasard ? et je peux te le payer en tickets restau ?

2 – Mais du coup, tu vas voir un psy maintenant ? J’ai finalement compris que votre problème c’était pas dans la tête, mais la quand meme… va falloir s’en remettre.. t’es sure que tu veux pas voir un psy ?

Non, vraiment, je n’en sens pas le besoin… 7 ans de thérapie par le passé m’ont donné assez de clairvoyance pour gérer la chose je pense…

3 –  Mais du coup, ton mari, il va bien ? Vous voyez un psy en couple ? parce que moi je connais un couple, 7 ans de pma, le mec se barre car il en pouvais plus, et moins d’un an plus tard, les 2 se retrouvent parents avec leurs nouveaux conjoints.. Ca serait con de ne pas avoir anticipé le clash, non ?

Et ton couple, on en parle ? Car moi j’ai connu une nana tellement conne que son mec l’a quittée ! dingue, non ?

4- Mais du coup, qu’est-ce que tu vas faire de ta vie?

Véridique… ben je sais pas… la même chose qu’hier, avant-hier et les années passées peut être ?  mais sans les piqures.. ouais t’as raison, j’vais grave m’emmerder

5- Ah ben du coup , maintenant que tu sais que tu n’arriveras jamais à être enceinte, t’es pour la GPA ?

Si je te dis que j’ai encore mon clitoris, tu penses que c’est juste pour ça que je suis contre l’excision ? 

6- Oh ben c’est cool, au moins tu vas pas grossir, tu vas pouvoir craner tous les étés sur la plage en 2 pièces

Oui, c’est bien connu que les femmes qui n’enfantent pas ne bougent plus physiquement et sont parfaites. Hop, t’as pas de gamin, t’as tiré la carte chance « ventre-plat », qui combinée à la carte joker « pas de cellulite » te fait gagner un tour gratuit

7- Au moins, pas besoin d’économiser pour les études, vous allez gagner de l’argent

Et je regarde ton portefeuille à toi, pour te dire combien tu paies en moins avec tes parts déductibles et tes allocs ?

8- Non mais sérieux, je ne comprends pas que tu ne veuilles pas adopter..

Et moi je ne comprends pas un tel entêtement..

9- Et Famille d’accueil alors, genre t’adopte pas vraiment mais tu es quand même avec des enfants ?

Non mais c’est pas vrai !! ..

10- Bon ben du coup c’est cool pour ta carrière ! De nouvelles responsabilité, plus de disponibilité, tu vas grimper en flèche.

Oui enfin bon, je ne suis que secrétaire. hein ! et depuis 14 ans dans la même boite… alors si j’avais eu une once d’ambition… ça se saurait… Alors ma carrière, comment te dire…

 

Publicités

12 semaines

21 Jan

12 semaines.

Oh non, pas le fameux stade si joyeux d’une femme enceinte, non, pas LE moment où on peut se lâcher et annoncer de bonnes nouvelles. Non, 12 semaines d’une gueule de bois.

Pas une liée à un trop plein de fêtes de fin d’année, non, la gueule de bois du réveil PMA.

12 semaines que nous avons décidé de tout arrêter.

Alors, je fais l’écho de ces semaines passées.

Pourquoi la gueule de bois ? Parce que comme un lendemain de fête, on s’est réveillés hagards, sonnés par ces 6 ans pmesques.

Une sensation d’excès, de trop plein. Vous savez, ce moment dans une soirée ou tout bascule, avec ce verre de trop. Ce verre qui rend malade, et qui fait amèrement regretter d’avoir accepté une petite goutte de plus.

On en était la. A ce stade de regret. Enfin moi en tout cas. La der des der, je l’ai faite sans grande conviction, « pour le fun », une sorte de dernier verre pour la route. Le verre si traitre !

Et depuis ? Depuis, je me sens légère, comme soulagée de cette décision ? Libérée, oui.

Cette drôle de sensation, culpabilisante même, m’a fait réfléchir. Pourquoi ? Pourquoi j’ai la sensation d’un coup de respirer, alors que notre décision est tellement dure et pleine de conséquences. Pourquoi je suis soulagée alors que je dois faire le deuil d’un (possible) enfant ? Alors que je devrais être au trente-sixième dessous ?

Je pense qu’en fait, j’avais en quelque sorte perdu la finalité de la PMA.

Au dela de tomber enceinte, le but d’une pmette est bien d’avoir un enfant, on est d’accord ? D’élever un enfant, de vivre au quotidien avec un enfant, de l’intégrer à la famille. Et bêtement, j’avais perdu de vue ce « détail »..Etonnant hein.

Ben pas tant que ça en fait.

Si je retrace mon approche de la maternité cela donne : mère qui n’en est pas vraiment une. Moi ainée d’une trèèèès grande fratrie, qui ait géré les petits tant bien que mal, avec cette frustration de ne pas être à ma place. Ado, je ne me sentais pas une « petite maman ». Je suis partie tôt de chez moi, pour fuir ce rôle qu’on m’avait imposé (entre autres). A l’époque, il ne fallait pas me parler d’avoir des enfants. J’avais élevé mes frangins, j’avais donné pour la cause, je ne serais pas mère.

Puis j’ai rencontré L’HOMME. Celui qui m’a donné envie de fonder un foyer. Enfin l’envie était minuscule, mais quand au premier mois d’essai les règles sont arrivées, j’ai eu mal, très mal. J’ai alors interprété cela comme une VRAIE envie d’enfants, de famille. Les mois suivants ont confirmé cette envie, toujours aussi triste devant mon papier blanc rougi.

Puis sont arrivés les premiers tests qui nous ont confirmé que notre parcours ne serait pas classique. Que l’on aurait besoin d’une aide médicale.

Nous sommes alors rentrés dans le rouleau compresseur de la PMA. Celui qui nous submerge, qui nous fait vivre en apnée. Le roulis constant des montagnes russes, assis dans le wagon du « espoir-désespoir ». Avec cette ultime quête du plus. De la grossesse.

Oui, en fait pendant 6 ans j’ai couru après cette grossesse. Cet état médical qui aurait fait de moi une gagnante. Une femme normale. En tout cas, pas une femme qui selon la sélection génétique est bonne à mourir jeune. J’aurais eu avec ce ticket-grossesse le droit de vivre, tout simplement. Le droit d’être une femme reconnue comme telle dans notre société actuelle, où la démographie est si forte et où une femme doit se reproduire.

Je ne voulais que la grossesse, finalement, rien que la grossesse.

Et je pense que c’est cela qui me soulage. Je me rends compte que non, je ne veux pas être mère, en fait. Je me posais déjà des questions ici à ce sujet il y a quelques mois, mais j’ai enfin ma réponse. Non, je ne veux pas d’un enfant. C’est d’ailleurs surement pour cela que l’adoption ne m’a jamais effleuré.

Cela m’est apparu de façon très claire quand pendant les vacances de Noel, nous avons eu un charmant bambin chez nous quelques jours. Ce petit être, relativement autonome, bien élevé, adorable, a été sous notre responsabilité. Nous l’avons nourri, baigné, écouté, amusé pendant quelques jours. Nous avons vécu de supers moments ensemble, vraiment. Mais j’étais heureuse de rendre cette enfant à ses parents.

Car ces quelques jours n’ont tourné qu’autour d’elle. Mon amoureux et moi n’avons pas été connectés pendant ces jours ci. Pas de moment « freestyle » à gérer notre temps comme il vient. Toujours l’un ou l’autre à surveiller, accompagner, interpeller, nourrir.

Pas toujours d’accord, moi peut être surprotectrice, lui à mon sens trop « cool ». Et ce n’est pas notre enfant ! .. Je me suis dit alors que finalement, le quotidien éducatif aurait été un peu usant, en tout cas conflictuel. Je sais que notre si bel accord à 2, notre complémentarité ne seraient pas sortis indemnes de l’étape « éducation ».

Et je n’avais qu’une hâte, une fois les beaux jours à 3 passés, me retrouver seule avec l’homme que j’aime. Chose impossible ou trop rare lorsqu’on est une famille.

Il m’est alors paru évident qu’un enfant aurait changé ma vie, mais pas forcément dans le bon sens.

Je n’en sais rien finalement, et peut être que cela m’arrange de penser cela, mais en tout cas, je suis vraiment soulagée de ne pas avoir d’enfant.

J’en suis même arrivée à un stade de ma réflexion à me dire que malgré toutes les galères, les sacrifices pour tomber enceinte, si cela m’arrive maintenant naturellement, je ne suis pas sure de vouloir le garder.

Ce constat me fait peur, car quel grand écart quand même entre le « bébé à tout prix » et cette décision. Mais je SAIS maintenant que non, je ne veux pas être mère.

Mais sortie de ces réflexions, le sevrage PMA est quand même compliqué. Je navigue toujours sur vos blogs, pour voir les bonnes (ou moins bonnes) nouvelles, un pied encore dans cet univers qui m’a accompagné si longtemps.

Je reste toujours une pmette qui a un pincement au cœur aux annonces de grossesses.. Je suis toujours meurtrie dans mon corps et dans mon esprit par ces mois d’échecs, les blessures (narcissiques ?) sont toujours la. Mais tout ceci va passer, avec le temps, j’en ai l’intime conviction.

Concernant ce blog… je ne sais quel avenir il aura.

Je le laisse ouvert bien sur, pour des recherches éventuelles, pour des infos toujours bonnes à piocher.

C’est ironique car il ya un an, je me disais qu’il n’y avait que très peu de blog de fin de pma, de l’après. Peu de témoignages de ceux et celles qui sont laissés sur le quai. Mais je comprends. Que dire ?..

Enfin bref, j’étais en PMA

Chacun sa route, chacun son chemin..

1 Nov

Nous voila au bout du chemin.

Cette 12 eme tentative, la der des der est encore négative.

Sans surprise, sans vraiment de tristesse, il fallait la faire et voir, pour passer à autre chose… Nous avons vu.. Ou plutot, nous n’avons rien vu d’autre qu’un zéro et qu’une barre solitaire sur un test de grossesse.

Alors ça y est, c’est ça ce drôle de sentiment… C’est la fin… Notre rupture avec la PMA après presque 7 ans d’essais bébé ? Nous sommes au pas de la porte « d’une vie sans enfant », il faut oser la pousser, et franchir ce pas.

Il va falloir se trouver une autre « obsession » pour remplir mon cerveau, mon coeur et ma chaire. Me désintoxiquer de ces 6 dernières années de vie totalement vampirisées par les Rdv médicaux, les piqures, les attentes du j1 puis les attentes du 14dpo. Ces 6 années où chaque décision de déplacement, d’engagement n’est régit que par mes cycles, et les éternels « ah mais a ce moment la on sera en plein traitement / je serais peut etre enceinte »

Il va falloir m’occuper pour ne pas penser à ce vide.

Il va falloir faire le deuil de cet enfant, de ce petit G*aspard ou cette petite I*saure, qui ne verront jamais le jour. Mais comment faire le deuil d’une idée ? Comment réinventer sa vie quand elle a été uniquement portée par un seul espoir : celui d’agrandir la famille ?

Comment « juste » continuer sa vie comme elle est, à 2 ?

Nous allons devoir re apprivoiser nos corps, réapprendre une sensualité oubliée la où la médecine n’a laissé qu’une sexualité reproductive, une sexualité de j14, espérant au creux de nos ventres faire partie de ces « miracles » dont on entend si souvent parler…

Il a falloir être à l’écoute l’un de l’autre, ne pas se perdre, ne pas se perdre de vue, car notre duo est la chose la plus précieuse. Il ne faudrait pas qu’une langueur vienne perfidement nous détruire, que des non dits prennent place au milieu de notre lit et nous éloigne petit à petit. Il va falloir ne pas fuir, ne pas regretter ce choix de tout arrêter, ne plus jamais y croire « sur un malentendu » intégrer que non, je ne serais jamais mère, non, il ne sera jamais père…

Mais cette nouvelle vie ne me parait objectivement pas si insurmontable, j’étais déjà au poste frontière depuis quelques mois, prête à présenter mon passeport pour ce « nouveau » monde finalement accepté de nullipare . Il ne me manquait que la main de mon mari pour me suivre, et le mot de la fin : bhcg négatif.

Regarder droit dans le soleil

3 Déc

Tous les jours on retourne la scène
Juste fauve au milieu de l’arène
On ne renonce pas, on essaye,
De regarder droit dans le soleil

Et ton coeur au labour de lumière
Quand l’amour revient à la poussière
On ne se console pas, on s’enraye
Mais on regarde droit dans le soleil

À la croisée des âmes sans sommeil
L’enfer est myope autant que le ciel
On t’avait dit que tout se paye
Regarde bien droit dans le soleil

Tourne, tourne la Terre
Tout se dissout dans la lumière
L’acier et les ombres qui marchent
A tes cotés

Dans le parfum des nuits sans pareil
Et l’éclat des corps qui s’émerveillent
Ses lèvres avaient un gout de miel
On regardait droit dans le soleil

Les serments se dispersent dans l’air
Et les mots qui retombent à l’envers
On ne sait plus comment ça s’épelle
Regarder droit dans le soleil

Tourne, tourne la Terre
Tout se dissout dans la lumière
L’acier et les ombres qui marchent
A tes cotés

Assiégé par le chant des sirènes
Sentinelle au milieu de la plaine
Le tranchant de l’oeil en éveil
Pour regarder droit dans le soleil.

Pas de débat sur l’artiste, SVP, j’avais juste envie de mettre en lumière cette chanson dont je suis tombée amoureuse à la première écoute.
Chanson qui m’a fait penser à la PMA, chanson qui sera pour moi à jamais collée à cette fausse couche.

« On ne renonce pas, on essaie de regarder droit dans le soleil »

Les coïncidences…

29 Oct

Même si je ne crois pas aux signes (ça porte malheur d’être superstitieux !) j’avoue qu’il se trouve que certaines coïncidences viennent me chatouiller le cerveau pendant cette phase d’attente…(vous savez, celle où le moindre truc devient un symptôme, la période ou même la plus zen et pragmatique d’entre nous devient complètement hystérique ? Oui… Cette période la..)

Pour commencer, la veille du transfert, en flânant dans Barcelone à la recherche d’un restaurant où diner, voila où nous nous sommes posés :

image

Avouez que…. Drôle de coïncidence 🙂

En rentrant, le soir même du transfert, un petit mot de nos voisins du dessous « il ya visiblement une fuite chez vous, gros dégât des eaux chez nous » aie…. La dernière fois qu’on a eu un dégât des eaux, nous en étions victimes, et les voisins du dessus étaient absents car…. Madame était en train d’accoucher !!

Avouez que…. Drôle de coïncidence 🙂

En rangeant mes papiers, je m’aperçois que notre dernier transfert, pour la fiv do 1 était le 21 janvier… Soit tout pile 9 mois avant ce dernier transfert !!

Avouez que… Non pas si drôle, mais quand même 🙂

Mon petit neveu de 8 mois a passé des heures à vouloir téter mes seins, alors qu’il n’est pas allaité !!

…quand même, non ??

Bon, allez je vous laisse, je vais vérifier sur le net si la gastro chopée dans le sud est un signe de grossesse gémellaire… Ou pas

Allo, t’es à J2 et t’as pas fait ton blocage ? Allo !!

3 Juin

L’hôpital nous a donné un papier avec les directives à suivre pour le débt de la fiv DPI:

1-Prévenir des 2 cycles précédents avec différentes infos précises à communiquer, par mail
2- Ne pas attendre de retour à ces mails. Attendre. Il est écrit noir sur blanc que cela ne sert à rien d’envoyer d’autres mails
3- Qu’après réception de ce mail, la secrétaire nous téléphone pour planifier l’injection de décapeptyl et fixer la date, environ 20 jours plus tard du premier contrôle.

Simple, carré, tout ce que j’aime quoi. Sauf que ….

Sauf que avec mes passages à l’étranger si bien huilés, j’avais juste un peu oublié le coté « léger » des hôpitaux français ! …

J’ai donc tout bien fait, et prévenu jeudi 30 Mai que mon vrai J1 serait le vendredi 31 Mai.

J’ai donc bien attendu sagement vendredi que la secrétaire me confirme la piqure à J2 (écris en gros et stabilossé dans mon protocole).

Vendredi midi ; réponse à mon mail intitulé : FIV DPI – Série 4 : « madame, il fallait prévenir que c’est pour une DPI !! je l’ai envoyé au secrétariat DPI ».. euh … FIV DPI c’est pas assez parlant ? grmmffff !!

Vendredi 17 h, toujours pas d’appel.. je tente un appel, meme-si-on-m’a-dit-que-ça-sert-à-rien.

« bonjour, bienvenue au secrétariat DPI, nos bureaux sont ouverts du lundi au vendredi, de 9h00 à 16h00 »

Hum… J2 demain, pas de news … ok, on verra lundi… au pire.. le blocage peut etre fait à J20… ou alors c’est
trop tôt et on est mis dans la série d’aout… ou alors, elle a pas eu le mail de l’autre (hop, je renvoi un mail, au kazou).. tadap tadap tadap (bruits de mes doigts impatients..) ou alors c’est la permanence de samedi qui va m’appeler…

2 jours plus tard (et une oreille interne qui a fait des siennes, j’étais en mode bourrée à jeun pendant 2 jours !! ), c’est-à-dire ce matin, je tente un petit mail : « ..blabla… J2 habituellement, je pique, pas que je m’inquiète, mais pas loin… pas de news… peut etre que vous ne voulez plus de nous dans le protocole ? …(nous aimez plus ou quoi bordel !) …blabla… désolée de vous harceler… toutes mes courbettes les plus sincères etc etc… »

Et la, réponse sublime, sans pièce jointe :
« Bonjour,
Désolée pour la réponse tardive. Concernant votre prise en charge en DPI, il n’y a pas de changement. Vous ferez une prise de sang le mercredi 19 juin. Si le résultat de la progestérone est supérieur à 2, vous ferez l’injection de Décapetyl. Si elle est inférieur à 2, vous recommencerez le lendemain,et ainsi de suite jusqu’à l’obtention d’un dosage supérieur à 2.
Vous trouverez ci-joint la convocation pour la prise en charge.
Votre date d’entrante à l’Hôpital est le Jeudi 27 juin 2013. »

Lui réclamant la pièce jointe, elle m’appelle direct en me disant :
ah ben oui, je suis désolée, je vous ai oubliée..
je vous avez bien prévue pour la piqure à J2, et j’ai appelé tout le monde vendredi sauf vous.. c’est bête hein…
je suis désolée, mais ça change rien, vous faite le blocage à J20, enfin si la progesterone est ok, sinon ben.. faut refaire, mais on vous garde une place le 27 pour vérifier le blocage quand meme hein, faut pas vous inquiéter.

Ben si vilaine madame qu’a pas de tête, ça change tout !! Mes ovaires ne seront pas au repos, le protocole court ça donne rien chez moi et en plus comme mes cycles sont très courts en ce moment, si ça se trouve, à J20 ma progestérone elle sera déjà passée à autre chose ! .. GRRRRRRR

C’est très mal barré cette affaire…. Déjà que j’étais pas motivée..

2013, à l’aise

7 Jan

On a pas particulièrement voulu fêter l’arrivée de cette nouvelle année.

Pas envie, pour la 5ème fois consécutive, de se regarder dans les yeux, pleins d’espoirs, en se souhaitant une belle grossesse pour cette nouvelle année.
Pas envie de ce trinquage de pacotille, sans conviction, pour de « vœux » positifs.

Juste des bulles, nos 4 yeux amoureux, heureux de se débarrasser de 2012, année poisseuse à oublier vite.

2013, donc une année de plus, juste un changement de jour, de mois, de nombre.

Les vœux ? Foutaise ! Si on veut des réussites, il faut savoir s’en donner les moyens, ça marche.. ou pas.. et c’est pas 2013 qui le décidera !

C’était donc blasée, indifférente à ce rituel social d’échange de mièvreries que j’ai passé ma première semaine deux mille treiziènne.

Et j’avoue… qu’elle était pas mauvaise, la bougresse !!

Cette première semaine a réussi à réaliser des vœux que je n’ai pas prononcés, que je n’aurais même jamais osé espérer :

1 – Appel de la clinique vendredi, la donneuse est déjà trouvée.. je commence le traitement de stimulation d’endomètre demain !!!
En 4 ans de PMA, pas un cycle ne s’est déroulé dans le planning attendu, ya toujours eu un retard, un grain de sable, ou autre pour nous faire attendre.. attendre et encore attendre …
La, même si je sais que rien n’est gagné, qu’il peut encore y avoir un retournement, on « gagne » plus d’un mois sur le planning annoncé !! Une heureuse surprise, non ?
Notre mandarine serait donc en train de nous préparer ses plus beaux pépins pour ma greffe ! 😀

2013 a donc répondu à une requête non émise : pour une fois, en PMA, j’attend pas.

2- Samedi soir, concert à Bercy de Shaka Ponk, un groupe que j’adore et qui a fait un duo il ya un moment avec Bertrand Cantat.
Je suis viscéralement fan de Noir Désir, et en admiration devant le chanteur / artiste Bertrand Cantat. (Pas l’homme Cantat, car même si il a payé sa dette, je ne cautionne pas).
Je n’aurais même pas rêvé le revoir sur scène. En 2004, j’étais aussi à Bercy pour les voir, mais les évènements ont fait que je me suis dit que c’était sans le savoir , une sorte «d’adieux »..

Et ben non. Que nenni. Samedi soir, 2013 a exaucé un vœux non prononcé : j’ai revu et ré-entendu Cantat chanter sur scène.
Joie, émotion, et autre « j’peux mouriiiiiiir maintenantttttt », voix larmoyante sous le charme du bonhomme..

Alors bon… Des non vœux comme ça, j’en veux bien encore un peu, je cracherai pas dessus, promis 😉

Et à vous toutes, je vous souhaite un snobage de vœux réussi !!